Ne jetez pas cet email, il ne s’agit pas d’un spam et puis pas la peine d’employer des mots qu’on ne comprend pas. Alors on prend deux minutes et l’on s’intéresse à The Cabas, une newsletter mensuelle ( désolé encore un emprunt au lexique barbare des nouvelles technologies) qui portera sur la mode un regard curieux, ludique et instinctif. Les phénomènes de mode dont on se lasse ( la France entière en jupons blancs l’été dernier), une réflexion sur un événement, un créateur, une tendance phare repérée à l’étranger, pourquoi et comment Madonna ou Kimera ont influencé votre style ? Telle sera l’identité de The Cabas, un rendez-vous de filles, loin de tout discours institutionnel, destiné à vous séduire et à être partagé avec toutes (et tous) vos amies. Hop, hop, hop, on forwarde!  
Février n°1
 
       
   
         
  La Saint-Valentin      
  Brushing parfait, blondeur parfaite, chemisier bleu légèrement déboutonné sous un pull en mohair rose pâle, lèvres ourlées au crayon et rehaussé d’un rouge mat, Kristina se fait offrir une boîte de mon chéri par son chéri au brushing tout aussi parfait dans la publicité des coffrets spécial Saint-Valentin Mon chéri. Du chocolat, du rouge, des cœurs, des rubans pas de doute le 14 février approche. Tous les valentins sont au starting-block, il va encore falloir assurer. Ce soir, Jean-Michel vous offrira des roses, un dîner, un ensemble de lingerie et vous serez aux anges et s’il ne le fait pas vous serez amer. Pourtant ce rituel est-il vraiment romantique ? Pas de surprise, la fête de l’amour c’est une fois l’an, après le dîner vous remercierez votre valentin dans votre ensemble deux pièces en dentelle rouge alors que d’habitude vous êtes plutôt culotte coton. Non, parce que soyons honnêtes à moins d’avoir bien entraîné votre « chéri », il ne sait pas vous acheter de la lingerie. Lui il vous aime en wonderbra les seins remontés jusque qu’au menton alors que votre 90 C a besoin d’un soutien gorge avec armatures, question de maintien. Toute cette amertume, cette aigreur, vous vous dîtes que
  je suis célibataire et une farouche ennemie de la saint- valentin. Eh bien non. Mariée, certes à un homme qui se contrefout de la Saint-Valentin, pourtant j’aime cette fête, en même temps j’aime toutes les fêtes. Rassure toi chéri, je n’attends pas de toi que tu m’offres des crottes en chocolat et un ensemble string-lingerie (même Agent provocateur), non tout ça est un peu niais et très impersonnel. Le 14 Février, les hommes du monde occidental offrent à leurs femmes la panoplie d’un fantasme très standardisé. Au secours on n’est pas obligé d’attendre le 14 Février pour que tu m’offres la culotte de tes, de mes, de nos rêves, un dîner très cher et pas forcément très bon dans un restaurant qui magnifiera notre amour. Je suis pour un retour aux sources, une Saint-Valentin célébrée selon ses rites originels. Certains associent la Saint-Valentin aux Lupercales romaines, ces fêtes célébrées le 15 février marquaient l’avènement du printemps et s’accompagnaient de divers rites dont une sorte de loterie de l’amour où garçons et filles tiraient au sort le nom de celui où celle avec qui ils formeraient un couple pour l’année en cours. Et voilà comment Pulchra se retrouvait marié à Appius, après avoir déposé secrètement dans une urne son prénom accompagné d’un mot doux destiné à son inconnu. Selon d’autres historiens, la coutume de la Saint-Valentin serait liée au prêtre romain Valentin qui unissait en secret les jeunes couples sous le règne de l’empereur Claude qui interdisait le mariage aux jeunes recrues de l’armée. Secret, amour impossible, tradition épistolaire, oublions les chocolats et les dîners en ville car la Saint-Valentin n’est pas née avec les Mon chéri et renouons avec sa coutume première: Le billet doux. Pas de sms ou de messages dans dédiclips, non, un véritable mot doux écrit sur une carte de Saint-Valentin (notre seule concession au commerce de l’amour). Pas très moderne certes, mais éminemment romantique non ? Si vraiment, l’écrit vous pose problème, vous pouvez aussi vous servir de votre i-pod pour réaliser votre love playlist autrement dit une compilation musicale très amoureuse.  
  Un peu comme dans l’Amour en danger, cette émission du début des années 90 où les couples se parlaient en musique. Souvenez vous, « Pour le plaisir » à fond sur le plateau, pour que Madame comprenne bien la fougue de Monsieur.
Alors on récapitule, cette année écrirez un mot doux, vous concocterez une compilation musicale, tout ça sera très personnel, fait de vos petites mains et nettement moins passif que d’attendre un dîner
   
www.coco-de-mer.co.uk
www.myla.com
 
       
   
 
  • Wild Horses, The Rolling Stones, Sticky fingers 1971
    Childhood living is easy to do
    The things you wanted I bought them for you
    Graceless lady you know who I am
    You know I can’t let you slide through my hands
    Wild horses couldn’t drag me away
    Wild, wild horses, couldn’t drag me away
    Les Stones en pleine romance, c’est juste très beau
  • The look of love, Dusty Springfield, The Look of Love, 1967
    Composée par Burt Bacharach, bande originale de l’hilarant Casino Royale, chantée par Dionne Warwick, Shirley Bassey, Isaac Hayes mais rien n’égale la version Dusty.
  • You are so beautiful, Al Green, Everything’s ok, 2005
    De la soul
  • I’ve been loving you too long, Otis Redding, Otis Redding Sings Soul, 1966
    Encore de la soul
  • Very special , Debra Laws, Very Special, 1981
    Et de la soul parce que les voix chaudes c’est sexy, c’est saint-valentin
  • Let love rule, Lenny Kravitz, Let love rule, 1989
    Il s’habille très mal, il n’ a rien fait de bien depuis longtemps, il peut être même bête, mais il est quand même très sexy
  • Hello Sunshine, Super Furry Animals, Phantom Power, 2003
    Voilà ce que devrait être la pop music
  • I just can’t help believin’, Elvis Presley, That’s The Way It Is, 1970
  • She comes in colors, Love, Da Capo, 1966
    Un groupe dénomé Love, obligatoire dans une Love playlist, surtout lorsque c’est le meilleur groupe folk rock west coast fin 60 début 70 et que cette chanson est à l’origine d’une autre très bonne chanson She’s a rainbow des Stones.
  • Ain’t no Mountain High Enough, Marvin Gaye and Tammi Terrell, United, 1967
    Si ça c’est pas de l’amour
 
 
   
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  On a beau être différente, il y a une chose qui nous lie : l’envie d’être jolie... Et les magazines sont riches d’idées. Sauf que la dernière en date n’est peut-être pas la plus heureuse... Car ce n’est pas sûr que l’on sorte indemne des grosses chaussettes dans les escarpins... Et oui! Les femmes les plus pointues s’y sont déjà mises et ce sera dans notre placard d’ici cet été. Et dire qu’on s’est souvent moqué de nos voisins allemands, c’est eux qui ont de quoi rire maintenant! Car avec leurs spartiates genre Birken, il y avait un minimum de style, celui du prolo. Nous, on n’a rien ! Essayez pour commencer de rentrer un pied ainsi couvert dans des sandales toutes fines. Nos imitations Manolo Blahnik en prennent un sale coup, tout ça pour s’apparenter à un saucisson bien ficelé. Sans compter qu’après 5 jours, cette merveilleuse paire ne ressemblera plus à grand chose avec ses lanières toutes détendues… Et ça, ça peut donner un coup de chaud. Cela dit, si ça peut vous rassurer, ce sera aussi le cas de nos pieds: chaussettes en laine sous 24°, vous y avez pensé? Un peu comme si on nous demandait de porter des escarpins tout ouverts en plein hiver. Oups! C’est déjà le cas… Quand on dit qu’il n’y a plus de saisons… Enfin bon, tout ça pour dire qu’avant de se lancer tête baissée dans cette tendance, posons-nous les bonnes questions : est-ce que la maille des chaussettes est raccord avec mes chaussures? Est-ce que je suis prête à sacrifier une paire? Est-ce que j’assume de marcher comme ça? Et surtout : est-ce que cela plaît à mon chéri, lui qui raffole des ongles vernis et des chevilles féminines sur de beaux talons? Parce que mon style glamour évoque surtout celui d’une paysanne… Au fait, si on nous disait de pousser le concept jusqu’au bout et de se laisser pousser les poils, vous le feriez?  
 
   
   
  A votre bras un cabas Gérard Darel, un paddington, un spy, un muse, un roxanne. Vous êtes l’heureuse propriétaire d’un hit bag, mais quel sera votre prochain hit bag ? En tout cas de New York à Los Angeles on vous le dit, c’est un bulga, une grande besaçe en cuir mou, tendance 70, bohème à souhait, au bras de Jessica Simpson, Lindsay Lohan et toute fille qui se respecte. A quand chez nous ?  
 
   
www.bulgausa.com  
       
   
         
 
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  Madonne...      
  Alors comme ça, Madonna serait has been ? Il semblerait que ce soit à la mode de le dire. Eh bien laissez-moi rire ! Certes, son album est peut-être moins original que ceux qu’elle a l’habitude de nous offrir mais ce n’est pas une raison pour l’enterrer tout de suite. D’abord, Madonna fait partie de ces gens qui seront finis quand ils auront décidé de l’être. Ensuite, vous avez besoin que l’on vous rafraîchisse la mémoire ? Depuis les années 80, Madonna est LA star qui n’a cessé de nous provoquer pour mieux nous libérer. Un état d’esprit à part, une attitude que la plupart des femmes ont aimée. Les posters de Madonna ont tapissé les murs de ma chambre comme ceux des Beatles et autres groupes de rock ont tapissé celle de mes parents. Madonna, c’est notre révolution à nous. Notre épanouissement féminin, notre modèle. Madonna, c’est ma première séance shopping pour retrouver désespérément le blouson qu’elle portait quand elle jouait Susan… Alors s’il vous plait, soyez un peu plus modérées dans vos propos.… Arrêtez de dire qu’elle ne sait plus inventer parce que, comme la plupart des grands artistes, elle s’est amusée à quelques reprises bien remixées dans son nouvel album. Vous risqueriez d’être ridicule  
la prochaine fois qu’elle nous balancera un album bien trempé. Arrêtez de dire qu’elle n’a plus la forme parce que sa dernière chorégraphie est moins spectaculaire que celles des jeunes chanteuses toutes juste sorties de l’adolescence. J’aimerais vous y voir à sa place, à peine remise d’une violente chute de cheval… Maintenant, il est vrai qu’on ne peut pas vous empêcher de lui tailler des vestes. Mais vous ne me retirerez pas qu’elle les porte particulièrement bien… Vous avez vu son petit blouson Gucci qu’elle décline dans toutes les couleurs… À vous en faire baver d’envie… Bravo ma vieille !
 
   
       
   
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