On avoue, on a péché… Mais c’était tellement bon… Alors on a pris un mois de vacances en plus! Faut dire aussi, à force d’entendre partout que la rentrée était « dure dure » cette année! Dure une rentrée? Pour The Cabas, c’est surtout l’heure des retrouvailles avec ses lecteurs, et ça, ça rend heureux! Alors pour fêter l’événement, nous vous proposons une nouvelle édition avec toujours un regard particulier sur la mode, la culture, les créateurs, les stars… Et aussi des rubriques qui disparaissent, d’autres qui apparaissent… Parce que The Cabas, c’est ça : une newsletter non conventionnelle qui n’hésite pas à évoluer en fonction des envies…Une bonne raison de l’envoyer dès maintenant à ses amis et ses nouveaux copains de vacances!
Sex and the city au masculin
Une série télé qui raconte les déboires sentimentaux et professionnels de 4 trentenaires célibataires vivant dans une mégalopole américaine. Ça vous rappelle quelque chose? Sauf qu’il ne s’agit pas de Carrie et ses copines mais d’Entourage une nouvelle série diffusée sur HBO. Entourage raconte l’ascension à Hollywood d’un jeune comédien issu des quartiers pauvres du Queens, qui décide de tenter sa chance sur la côte ouest avec son «entourage». Les hommes ont enfin leur Sex and the City et ils en ont de la chance. Ah! Si seulement on pouvait être un homme! Non parce que Carrie, Miranda, Samantha et Charlotte, on les adorait (surtout pour leur garde-robe…) mais bon, elles pleuraient, elles se posaient beaucoup de questions, beaucoup trop de questions, bref leurs vies étaient assez compliquées. Prenez nos bons gars d’Entourage, ils sont machistes, beaufs, vulgaires, pas tous très jolis (même très laids pour certains) mais ils assument! Est-ce un trait de caractère spécifiquement masculin? Je ne crois pas. D’ailleurs c’est bien pour ça que beaucoup de filles adorent cette série. Ce qui fait de vous, chères demoiselles, de vraies misogynes, parce que les filles bimbos, «concons», les «bitch», les «fucking bitch» défilent dans Entourage. En même temps, regarder ces quatre mâles draguer, s’acheter de grosses cylindrées, fumer des pétards, jouer à la Playstation, se poster aux terrasses pour juger les passantes (en leur attribuant carrément des notes) –tout ça sur fond de hip-hop–, c’est extrêmement jouissif; une façon d’aborder la vie, somme toute très différente, ce qui fait que, contrairement aux filles de Sex and the City, ces garçons vivent très différemment la réussite et l’échec. Il n’est pas question ici de rechercher la relation absolue, la femme de sa vie. Il est avant tout question de plaisir, un motif certes très adolescent mais très libérateur. Vince, Eric, Turtle, Johnny Drama, ce sont un peu quatre Samantha et ça tombe bien car Samantha c’était notre personnage préféré, non? En tout cas, la plus drôle: comme les personnages d’Entourage. Parce qu’Entourage c’est aussi très drôle, l’humour y est même utilisé de manière très subtile, véritable ciment entre ces garçons aux parcours différents. Vince deviendra une star, mais son frère Johnny Drama restera un acteur raté; Turtle, véritable parasite, s’en sort toujours avec une bonne blague et « E », alias Eric, en couple dès la première saison, insuffle un peu de sentimentalisme à la bande. Les filles ne sont pas non plus en reste et n’ont pas toutes le statut de bimbo : on adore la femme d’Ari, une vraie «Jewish American Princess», la seule capable de contrôler son hystérique de mari, agent d’artiste déjanté (trop de coke) mais hilarant, la seule à toujours le faire rentrer à la maison. Entourage, c’est aussi Hollywood, les palmiers, un véritable portrait de l’industrie cinématographique (la série est produite par Mark Walhberg qui s’est largement inspiré de son expérience d’acteur), de vraies stars font leur apparition au fil des épisodes: Val Kilmer, Scarlett Johanson, Jessica Alba, James Wood et d’autres ; ça brille, ça fait rêver. Et puis, avouons-le, si on regarde avec délectation Entourage, c’est bien en tant que fille et parce qu’on trouve le héros principal, Vince, tout simplement ravissant. C’est un vrai bonheur de le voir déambuler dans L A en tongs et jogging vintage Adidas. C’est pas de notre faute si nous on aime les hommes, les vrais…

Chaque mois, une sélection de nos sites préférés. Des sites utiles, des sites juste jolis, des sites pour s’acheter des trucs, de drôles de sites, des sites pour se cultiver, des sites pour se divertir, des sites pour être cool et aussi les sites de tous nos amis!
Jean hystérie
Alors les filles, on a bien transpiré dans son jean slim pendant la canicule du mois de juillet? Vous allez pouvoir respirer maintenant que l’automne pointe son nez. Quoique, entre nous soit dit, «respirer» ne soit plus vraiment le terme approprié pour ce vêtement. Il semble justement que ce pantalon, symbole de liberté depuis les années 70, soit devenu le pire de nos ennemis. Vous avez vu ce qu’on en a fait? À la toile robuste créée pour résister aux taches les plus dures, on a ajouté du stretch, histoire de le rendre plus confortable. Ça, ce n’était pas une mauvaise idée. Sauf quand le stretch est là pour mieux coller à la peau! Et si ce n’était que ça! Rien que ces dernières années, on les a cumulées! Entre le jean taille basse que l’on a eu du mal à assumer (ne me dites pas que vous n’avez jamais tiré sur votre tee-shirt pour cacher le bas de votre dos!), ou celui acheté tout spécialement pour le glisser dans les bottes hautes, on peut dire que l’on s’est imposé quelques contraintes… que tout le monde connaît d’ailleurs, que tout le monde dénonce (non, nous ne sommes pas les premières à parler de ça) mais que tout le monde accepte, au final. Un drame. Pire! Aujourd’hui, le diktat est tel que même les femmes rondes doivent se mettre au slim. Et tant pis si, pour ça, elles doivent porter un tee-shirt assez long pour cacher un fessier trop voyant. Non, mais on rêve! C’est simple, le jean est devenu l’objet de toutes nos schizophrénies. On doit assumer nos formes mais le jean impose de les cacher. On doit se sentir libre mais le jean ne peut plus se porter simplement… Où est passé le jean qu’on pouvait enfiler en sortant du lit le dimanche matin, sans se poser de question tout en se sentant bien et jolie? Plus dans nos armoires en tout cas. Peut-être dans les magasins ? 7 coupes pour femmes en 3 ou 4 coloris chez Gap, 20 modèles chez Levis... Sans même se casser la tête à chercher trop loin, trop cher ou trop fashion, on devrait pouvoir s’en sortir, vous ne croyez pas?
Bon, si à Los Angeles la tendance est au style Kate Moss west coast, plus au nord, dans le berceau de la Californie hippie, la tendance est au do-it-yourself. On ne s’habille qu’en vintage customisé, on décale, on s’affranchit des codes du moment pour porter son slim non pas avec des ballerines genre 60’s ou des escarpins faussement vintage à pois mais avec des talons «trash» à souhait, repeints –du «fait maison» de grande qualité. Nous, on trouve ça génial. Alors à vos cutters et pots de peinture, mesdames, pour copier cette belle de jour qui exhibait sa création dans une pool party très branchée de Frisco.
Mick I Love You
  Le 27 juillet dernier, je suis allée écouter les Stones ou plutôt : je suis allée voir Mick se dandiner, se trémousser, se déhancher. Il a eu raison Mick de regarder en boucle, lorsqu’il était adolescent, les roulements de bassin d’Elvis. Soyons clairs, Jagger m’excite, c’est bien de désir dont il s’agit ici. Laid? Peut-être, mais Jagger a la disgrâce torride. Ce visage anguleux, cette bouche voluptueuse (non mais cette bouche!), franchement j’aurais aimé être Faithfull, Bianca ou David (eh oui! Jagger et Bowie ont couché ensemble). Jagger, c’est l’incarnation du rocker mythique : sulfureux, sexy, ambivalent. Androgyne, il en joue au point de n’être parfois qu’une caricature de lui-même mais peu m’importe, je lui pardonne ses mises en scène grotesques et narcissiques. Je ne retiens que le macho déroutant d’«Under my thumb», le trouble ressenti lorsque Mick quitte son jean et son slip pour revêtir sa combinaison pailletée dans «Cocksuker blues», sa voix sur «Wild Horses», son visage de jeune premier sur les clichés de Gered Mankovitz dans les années 60. Son visage encore, sur la pochette de «Between the buttons» et sur le célèbre cliché de David Bailey en 68, qui lui valu une publication dans le Vogue US. Personne ne connaissait alors les Stones aux Etats-Unis à cette époque, mais Diana Vreeland, la rédactrice en chef, l’avait trouvé sublime. Tout à fait d’accord Diana et il l’est encore et toujours. Oui à 62 ans, pardonnez-moi le cliché, mais Jagger n’a pas d’âge, il restera cet éternel félin, véritable « songwriter » de génie, pour moi en tout cas.
Les mots qui tuent
  • Patrick Bruel, Juste avant, Peur de moi
    Un homme qui parle de ses peurs de l’engagement. Des frissons. Surtout avec cette phrase « Peur de quoi ? Tout simplement de reconnaître que tout est là dans ces peut-être qui me chavirent autour de toi… ». Le plus drôle : c’est écrit par une femme…
  • Véronique Sanson, Avec vous, Seras-tu là ?
    Une chanson que l’on devrait toujours écouter quand on est tout juste amoureux. Une reprise de Michel berger qui avait écrit cette chanson pour elle, Véronique Sanson. Elle lui avait d’ailleurs répondu avec sa chanson « Je serais là ». Même l’histoire est belle !
  • Air, Talkie Walkie, Venus
    Ca commence par ces phrases : "You could be from Venus, I could be from Mars, we would be together..." et on se dit que oui, c'est vrai, on pourrait juste être ensemble même s'il parait qu'on est très différent... On pourrait juste arrêter de se prendre la tête...
  • Otis Redding, The definitive collection, I've been loving you to long
    Je révise mon past perfect continous. Je dois trouver des phrases. J'adore cette chanson alors je donne un exemple avec "I've been loving you". Mon prof me répond que ce verbe ne peut être employé à ce temps. Je lui chante alors Otis. Il me sourit et me répond que les sentiments étaient tellement forts qu'Otis avait dû se permettre cet écart de langage. La chanson n'en est que plus belle encore...
  • Elvis Presley, That's the way it is , You don’t have to say you love me
    « You don't have to say you love me, just be close at hand You don't have to stay forever, I will understand Believe me, believe me… »
    Simple,plein d’amour, Elvis …
  • Pauline Croze, Pauline Croze , T'es beau
    C’est beau…et ça a le mérite d’être une chanson écrite par une trentenaire sur un sujet autre qu’avoir 30 ans …
On le ressent, on le pressent, on en a envie, ça va vous plaire, ça va être à la mode, branché, edgy, hype, pointu, trendy, à vous de nous suivre.

De : Lau…
Objet : costume
Date : 03 juillet 2006 22.13.09 GMT+02:00
À : girls@thecabas.com
Bonsoir,
Je viens de lire votre numéro spécial homme. Je me suis bien marré même s'il faut que je jette mes tee-shirts ! Bientôt un autre spécial homme? Je voulais aussi vous demander comment porter un costume tout en restant branché, en évitant d’aller chez Dior Homme parce que j’ai pas encore les moyens! Je dois porter un costume pour aller bosser.
Merci!
Laurent

De : girls@thecabas.com
Objet : Rép : costume
Date : 05 juillet 2006 17:52:54 GMT+02:00
À : Lau…
Cher Laurent,
Tout est histoire de coupe et de matières. Peu importe où vous achetez votre costume du moment que vous vous êtes assuré de la qualité de la matière. C’est-à-dire surtout pas brillante, on oublie le synthétique : ressembler à un Bee Gees au boulot, ça va pas le faire. D’autre part, évitez absolument le pantalon à pinces. Signalons que les costumes de chez Zara sont franchement pas mal, en terme de rapport qualité prix, d’autant qu’ils sont désormais finis main. Sinon, ne négligez pas les marques ringardes qui peuvent parfois étonner, comme Daniel Crémieux par exemple.
A bientôt,
girls@thecabas.com
www.danielcremieux.com

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De : Christine
Objet : assez!
Date : 31 août 16.02.34 GMT+02:00
À : girls@thecabas.com
Les Girls,
Comme chaque été, j’ai profité de mes vacances pour me plonger avec délices dans toute la presse féminine (et people aussi d’ailleurs!) et là! Après nous avoir culpabilisées pendant des semaines à coup de gros titres du style «comment lutter contre les kilos en trop», «les solutions anti-cellulite» ou «comment avoir des fesses sublimes», «comment se faire plaisir sans prendre un gramme», le même magazine nous annonce en plein milieu des vacances «comment apprendre à vivre avec ses kilos superflus»? Dites, on se moque de nous ou je me trompe?

De : girls@thecabas.com
Objet : Rép : assez !
Date : 02 septembre 2006 18.24.47 GMT+02:00
À : Christine
Chère Christine,
Oui, effectivement, tout le monde a remarqué… Effectivement, il y a de quoi s’agacer. Surtout si vous avez suivi scrupuleusement tous les conseils et, plus que tout, les régimes ! Parce que c’est finalement là qu’on se moque de nous. Vous pensez sérieusement qu’un magazine, quel qu’il soit, peut prodiguer à des milliers de filles un régime miracle qui marcherait? Nous, c’est ce qui nous agace chaque été!
A bientôt,
girls@thecabas.com

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De : Julie
Objet : Vous faites comment?
Date : 06 septembre 2006 09.34.16 GMT +02.00
À : girls@thecabas.com
Bonjour,
Juste une question idiote mais je ne trouve la réponse nulle part… Comment on s’habille quand on est censé être à la rentrée, qu’il fait une chaleur de plomb, qu’on ne se sent plus de porter ses affaires d’été mais qu’on ne supporte pas encore ses affaires d’automne?
Julie

De : girls@thecabas.com
Objet : Rép : Vous faites comment?
Date : 06 septembre 2006 15.05.23 GMT +02.00
À : Julie
Chère Julie,
Tout d’abord, sachez qu’il n’y a pas de question idiote. Juste éventuellement des réponses! Pour ce qui est des tenues «entre deux», franchement vous n’avez pas besoin de nous. Le seul conseil que l’on puisse vous donner, c’est de vous attaquer à votre penderie, de tout essayer, de vous montrer créative et nous sommes sûres que vous trouverez une tenue de génie. Après manches longues, manches courtes, top en maille, petite veste à vous de choisir, on vous fait confiance.
A bientôt,
girls@thecabas.com

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De : Guillaume
Objet : HEEEEELP !!!
Date : 12 septembre 2006 09.34.16 GMT +02.00
À : girls@thecabas.com
Coucou les girls !
J'ai une enoooooooooooooooooooorme question pour vous...
C'est les 30 ans d’une copine... on va lui prendre plein de kdos dont un sac à main genre bandoulière que tu peux mettre sur ton épaule négligemment... j'ai un budget de 150€ pour l'achat du sac... Pourriez-vous me conseiller sur une marque sympatoche pour un joli sac? hein hein hein? je dois faire mes achats ce samedi.
Merci !

De : girls@thecabas.com
Objet : Rép : HEEEEELP !!!
Date : 13 septembre 2006 15.05.23 GMT +02.00
À : Guillaume
Cher Guillaume,
Nous en ce moment, on adore la classique besace de chez Upla, rééditée en une multitude de couleurs (jaune, rose, rouge), elles sont en vente chez Colette. On aime le modèle noir très chic, la discrétion de ce modèle (pas de logo outrancier) et son côté à contre-courant des Gérard Darel et compagnie (mais savez-vous seulement ce qu’est le 24 h de Gérard Darel?).
160-200 € selon la taille choisie.
A bientôt,
girls@thecabas.com

Colette, 213 rue Saint-Honoré 75001 Paris
www.colette.fr


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