"La notoriété c'est lorsqu'on remarque votre présence,
la célébrité c'est lorsqu'on note votre absence."

George Wolinski

Nous revoilà !

Nouvelle vogue

Un des plaisirs de la mode, c’est d’alterner les tenues tendances avec des tenues plus intemporelles ne répondant qu’à un seul principe : le chic. Vous savez, ce petit détail qui donne toute l’exception à un vêtement. Sauf que ce savoir-faire est souvent la signature des plus grands, donc des très très chers. Aïe! Eh bien réjouissez-vous car un jeune créateur risque de nous offrir une belle alternative! Il s’appelle Phillip Lim et nous, on l’adore. Pourtant, Phillip Lim n’avait pas grand chose pour commencer… Tout d’abord, il débute par une carrière dans la finance. Eh oui, même pas passé par la case Parsons School of Design comme ses pairs! En plus, le pauvre garçon vit à Los Angeles où le style des femmes est plus proche de celui de Paris Hilton que de Nicole Kidman… Non, vraiment rien pour lui! A part peut-être une détermination à toute épreuve. Alors il part pour New York... L’an dernier, il a remporté «The Fashion Group International Rising Star Award» et ses collections sont vendues dans les magasins les plus huppés. Ce qui nous fait craquer? Pas tout mais l’essentiel… Il y a ses petits hauts apparemment très simples mais qui, une fois enfilés, vous habillent d’une élégance rare, ses drapés parfaits – chose difficile- qui révèlent une féminité d’une grande classe, ses jeux de matière… Avec Phillip Lim, même les pantalons classiques ont un «je ne sais quoi» de

perfection. Vous me direz «n’en jetez pas plus». Eh bien si! Car son talent est aussi dans ses robes. Les courtes et surtout les très longues. Avec ce qui semble un bout de tissu et une ceinture, il nous offre des modèles de stars. Sauf que là, c’est pour nous et qu’on n’a l’air ni ridicule, ni ringarde! C’est pas une prouesse, ça? Bref, Phillip Lim maîtrise le résultat de chacune de ses coupes, nous étonne par un simple coup de ciseau, s’inspire de tous les styles pour mieux nous les réinterpréter. Et même si sa dernière collection présentée à la Fashion Week de New York début février nous a offert un peu plus de « déjà vu ailleurs », nous, on croit très fort en lui. En plus, le Monsieur a eu la bonne idée de faire des vêtements d’une qualité qui fait du bien à voir et ses prix, certes plus élevés qu’Isabelle Marant, réservent parfois de bonnes surprises sur de très jolies pièces. Une façon de concevoir le prêt-à-porter qui donne à réfléchir. Seul hic : on ne le trouve que dans très peu de magasins en France et les pièces ne sont pas forcément les plus représentatives de son talent. Alors la presse n’en parle pas vraiment. Espérons que les choses changent d’ici peu (on nous a promis un nouvel arrivage très complet!). Ce serait dommage que Philippe Lim ne soit obligé de repartir, faute de notoriété et de ventes. Ce serait dommage que, parce qu’encore une fois l’offre ne correspond pas à la demande, un jeune créateur ne connaisse pas le succès qu’il mérite.


Question de style

Et vous, vous êtes aficionados ? De quoi ? On s’en moque bien ! L’histoire est juste d’être aficionados… Pourquoi ? Parce qu’on en trouve partout ! Les magazines n’ont plus que ce mot à la bouche, comme s’il venait d’être inventé. Alors du coup, on l’entend aussi dans toutes les conversations…Incroyable ! Même la langue française est victime de phénomènes de mode. Exit le mot «addict» et vive le mot «aficionados» pour parler des passionnés, fan, accros, férus, amoureux, amateurs… Même si les mots ne manquent pas dans notre chère belle langue pour les définir, il n’y en aura qu’un seul aujourd’hui et ce sera celui-ci. Mais au fait, ça veut dire quoi exactement «aficionados» ? Parce que c’est bien joli d’utiliser un vocabulaire compliqué ou rare qui donne un genre mais sachons au moins ce qu’il veut dire… Eh bien figurez-vous que «aficionado» signifie «amateur passionné». Mais pas dans tous les domaines ! Nous parlons ici de spectateur, d’auditeur, de lecteur… Bref, rien à voir avec le dernier accessoire incontournable de la saison. Vous trouvez que je vais trop loin ? Si je vous dis que le sens véritable de ce mot est «amateur de taureaux»… Vous avez vu un taureau quelque part, vous? Moi non. Mais on peut quand même essayer de le prendre par les cornes et décider que si la langue française doit être une «Mode», elle le sera avec intelligence. On pourrait dire que les mots sont comme des «pièces» qu’il faut choisir avec goût et justesse. Une sorte de «Prêt-à-Parler» si vous voulez. On pourrait jouer au «styliste de mots». Réfléchir avant de les associer, même s’ils sont tendance, parce qu’ils ne vont pas forcément ensemble. Savoir les accorder pour éviter les fautes, ce qui est encore une autre histoire… Élargir notre vocabulaire pour le plaisir de ne pas toujours «parler» la même chose... Tout ça est tout de même très proche de ce que nous faisons avec nos vêtements, vous ne trouvez pas ? Alors, on devrait y arriver. Et en montrant l’exemple, on pourrait même devenir un sacré «modèle» !

 

Le cupcake, vous connaissez ? C’est très joli à regarder, comme un macaron mais en bien moins savoureux. Une base spongieuse et un glaçage 100 % beurre et sucre, voilà la recette du cupcake. Et en ce moment de New York à Los Angeles, les Américains en dévorent. Ils ont même leur Ladurée du cupcake : Sprinkles. Une petite boutique installée dans Beverly Hills devenue le temple du cupcake depuis que Barbara Streisand en a envoyé une boîte à Oprah Winfrey qui a dégusté son dark chocolate devant des millions de téléspectateurs. Pierre (Hermé) si tu nous entends, le peuple américain a besoin de toi.

Sprinkles,
9635 little santa monica blvd,
Beverly Hills,

Ou pour la version East coast :
Magnolia bakery,
401 Bleecker St,
NYC

 
Mon Christ !

Je suis toute petite. Dans le salon, mon père classe tous ses albums par ordre alphabétique. Une pile pour A, une pile pour B… Je m’amuse avec ce parcours du combattant quand mon œil s’arrête sur la pile des C. Là, une pochette avec un bel homme blond, les cheveux mi-longs, la moustache… L’image est peut-être ringarde mais pour mon regard de petite fille, il très beau. «papa, c’est qui le monsieur là ?». Mon père jette un œil. «C’est Christophe». C’est celui qui chante «Petite fille du soleil», ma berceuse ! Il me faudra plusieurs années pour comprendre que les bouts de phrases «Petite fille du soleil, je dois partir… D’autres rêves viendront dormir dans tes nuits… Déjà le jour se lève… Le matin n’attend pas», ce n’est pas un papa qui dit à sa petite fille qu’il est tard, qu’il est temps de dormir, qu’elle va faire de beaux rêves mais un monsieur qui est en train de rompre! Qu’importe, je suis sous le charme. De l’homme et de la voix cassée. Et je grandis. Mon père me faire alors découvrir «Les paradis perdus». Je l’écoute en boucle. Une beauté absolue. Quant à la «Dolce Vita» avec son «gilet de satin» qui devient un «gilet de chagrin», je le chante encore… Aujourd’hui, Christophe, c’est la beauté des textes, des mélodies magnifiques et étranges… Un voyage... En 2001, c’est un nouvel album puis l’Olympia. Il y a ma sœur, mon père et les larmes aux yeux. Non, mesdames et messieurs, Christophe, ce n’est pas que «Les Mots Bleus» ou «Aline», c’est encore moins «Succès fou»… Ce n’est pas non plus la nouvelle star (quoi qu’il faut croire que ce prénom n’est porté que par des grands talents). C’est une émotion comme il y en a peu. Alors moi je dis merci… Merci Christophe d’être venu*…

* «Merci John d’être venu» est le titre d’un morceau de Christophe…

 
On le ressent, on le pressent, on en a envie, ça va vous plaire, ça va être à la mode, branché, edgy, hype, pointu, trendy, à vous de nous suivre.
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